Absence de règles : les causes possibles de l'aménorrhée

Quand une femme n’a pas ou plus ses règles alors qu’elle n’est pas ménopausée, ni enceinte ou allaitante, on appelle cela l’aménorrhée. Cette absence de règles peut avoir plusieurs origines : elle peut être primaire, secondaire, ou fonctionnelle. Il faut d’abord l’identifier avant d’appliquer un traitement adapté. Celui-ci pourra constituer en une modification de son hygiène de vie, un traitement hormonal, un suivi psychologique, ou des remèdes naturels tels que la phytothérapie ou la gemmothérapie. Blooming vous a préparé un petit tour de la question 💪 afin de mieux connaître ce désagrément, et de pouvoir, si cela vous arrive, l’affronter avec autant de sérénité que d’efficacité.

Quand l’absence de règles est « normale »

Si l’on est ménopausée, on n’a plus ses règles. Si l’on est enceinte, que l’on vient d’accoucher (le retour de couches peut survenir jusqu’à huit semaines après la naissance du bébé), ou que l’on allaite son enfant, non plus. De même que lorsque l’on prend une pilule en continu. Ce sont là des causes physiologiques tout ce qu’il y a de plus normal. En revanche, il existe d’autres cas de figure d’absence de règles considérés comme pathologiques que nous allons tenter d’explorer de façon claire et exhaustive 🧐. 

Absence de règles: l’aménorrhée primaire

Quand une jeune fille n’a pas ses règles, et ne les a jamais eues, on parle d’aménorrhée primaire. À noter que cette aménorrhée primaire peut être tout simplement due à une survenue tardive de la puberté. Dans ce cas, elle se résout par elle-même à condition de s’armer de patience 😋. Elle est avérée lorsqu’à 14 ans, la jeune fille n’a constaté la survenue d’aucune menstruation ni vu son corps développer des caractères sexuels secondaires (pousse des poils et des seins), ou lorsque, malgré le développement de ces caractères sexuels secondaires, les règles ne se sont toujours pas manifestées à 16 ans. L’absence de règles due à une aménorrhée primaire s’avère alors médicalement plus complexe. Énumérons les différentes causes de l’aménorrhée primaire : 

  • Absence partielle ou totale d’un chromosome sexuel (syndrome de Turner), syndrome du testicule féminisant (absence d’utérus, ovaires et trompes), imperforation de l’hymen, absence congénitale totale ou partielle du vagin (Syndrome de Rokitansky-Küster-Hauser). Il s’agit là, vous l’aurez compris, d’anomalies anatomiques et de malformations de l’appareil reproducteur avérées, heureusement rares.
  • Impubérisme dû à une tumeur cérébrale, une hydrocéphalie, des séquelles d'encéphalite, un syndrome des ovaires polykystiques, ou un syndrome de De Morsier-Kallmann (il s’agit là d’une insuffisance en hormones gonadotropes hypophysaires, qui sont celles qui contrôlent le système reproducteur, se caractérisant par une altération de la perception des odeurs).
  • Syndrome de Laurence-Moon-Bardet-Biedl, une maladie génétique gravement handicapante dont les caractéristiques sont notamment l’obésité, l’arriération mentale, une malformation des mains (polydactylie) et une altération de la vue (rétinite pigmentaire).
  • L’absence de règles peut aussi être causée par l’adhésion entre elles des parois de l’utérus (synéchies) due à une tuberculose utérine. 

Absence de règles: l’aménorrhée secondaire

Dans le cas où une femme constate une absence de règles alors qu’elle a été préalablement menstruée, on parle d’aménorrhée secondaire. Au-delà de trois mois, il est conseillé de consulter un médecin. Les causes en sont nombreuses.

  • Causes médicales générales : souffrir de certains maux peut entraîner une absence de règles. Ceux-ci sont : tuberculose, cirrhose, hépatite virale, hypothyroïdie, maladie d’Addison, diabète, insuffisance rénale, syndrome de Cushing, dénutrition, maladie cœliaque.
  • Prise de traitements et de médicaments tels que la chimiothérapie et les antidépresseurs.
  • Toxicomanie, alcoolisme
  • Causes utérines : tuberculose génitale, synéchies post-traumatiques.
  • Causes ovariennes : tumeur ou dystrophies de l’ovaire, ménopause précoce.
  • Causes hypophysaires : adénome de l’hypophyse, syndrome de Sheehan.

Causes les plus fréquentes de l’absence de règles : les aménorrhées fonctionnelles

On parle d’aménorrhée fonctionnelle quand un certain mode de vie entraîne une absence de règles. Le processus ? L’hypothalamus, qui contrôle les flux hormonaux, ne joue plus son rôle. Ceci survient chez de nombreuses femmes ayant une pratique sportive intensive. Sont aussi fortement impactées les femmes souffrant d’anorexie mentale. Également, tout bouleversement émotionnel, choc psychologique, changement de vie peut entraîner une absence de règles.

Comment traiter l’aménorrhée ?

En cas d’aménorrhée primaire, un suivi gynécologique et des examens médicaux poussés sont recommandés, afin d’identifier d’éventuelles causes génétiques.

Divers traitements existent pour soigner une aménorrhée et retrouver ses cycles :

  • Hormonothérapie.
  • Acte chirurgical en cas de malformation de l’appareil reproducteur.
  • Psychothérapie.
  • Alimentation : fruits et légumes en quantité, noix, pas de graisses animales, ni de sucres ou de produits transformés.
  • Phytothérapie : angélique chinoise qui a une action régulatrice sur le cycle menstruel, gattilier qui régule les hormones et fait baisser la sécrétion de prolactine, agripaume qui atténue les douleurs des règles et en régule le retard.

Une chose est sûre, ne pas voir survenir ses règles quand on est une jeune fille ou, une fois femme, souffrir d’une absence de règles pendant plus de trois mois, doit alerter, et il ne faut pas hésiter à examiner, voire réévaluer, son mode de vie, et consulter un spécialiste.