Adénomyose : définition, causes, symptômes, traitement

L'adénomyose, vous n'en avez jamais entendu parler ? Pourtant, cette pathologie touche environ 11 à 13 % des femmes. Il s'agit en réalité d'une endométriose interne. Cette maladie utérine est heureusement bénigne. Néanmoins, elle peut affecter votre fertilité et provoquer des symptômes gênants comme des règles abondantes et des douleurs pelviennes. Causes, symptômes et traitements, Blooming fait le point.

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Qu'est-ce que l'adénomyose ?

Un petit rappel de l'anatomie féminine s'impose pour mieux comprendre ce qu'est l'adénomyose. La paroi interne de l'utérus est tapissée d'une muqueuse. Cette muqueuse utérine porte le nom d'endomètre. Lors des règles, elle est éliminée avec les pertes de sang. C'est d'ailleurs elle qui est responsable des saignements !

En cas d'adénomyose, les cellules de l'endomètre ne se contentent pas de tapisser la paroi de l'utérus. L'herbe serait-elle plus verte ailleurs ? Il faut croire ! Ces cellules s'infiltrent dans le muscle utérin et tapissent sa paroi appelée myomètre. Résultat : le myomètre s'épaissit, provoquant une augmentation du volume de l'utérus.

Quelles sont les différences entre l'adénomyose et l'endométriose ?

L'adénomyose est souvent définie comme étant de l'endométriose interne à l'utérus. Ces deux pathologies possèdent un point commun : une migration des cellules de l'endomètre vers d'autres zones du corps :

  • Vers le muscle utérin en cas d'adénomyose utérine ;
  • Vers la vessie, les ligaments utéro-sacrés, les ovaires, le rectum… en cas d'endométriose.

Adénomyose et endométriose sont présentes simultanément dans 6 à 20 % des cas. Mais une femme peut aussi avoir une endométriose sans adénomyose et vice-versa 😕.

Quelles sont les causes de l'adénomyose ?

Le mystère plane toujours ! Les causes exactes de l'adénomyose ne sont pas encore connues. On nage dans le flou ? Pas tout à fait. On sait tout de même que cette pathologie utérine touche principalement les femmes âgées de 35 à 50 ans.

On sait également qu'il existe des facteurs de risques comme le fait d'avoir eu un ou plusieurs enfants et d'avoir un endomètre très développé. Des scientifiques pointent également du doigt les déséquilibres hormonaux, et plus particulièrement le taux d'œstrogènes. Ah ces œstrogènes 😒 ! Ce sont eux aussi qui sont responsables des fibromes utérins. Il pourrait également exister des prédispositions génétiques. 

Quels sont les symptômes de l'adénomyose ?

Fréquente mais bénigne, l'adénomyose peut être superficielle ou profonde. Dans ce dernier cas, on ne va pas vous mentir, ça fait mal !

Voici le cortège des symptômes que peut rencontrer une femme atteinte d'adénomyose :

  • Des règles abondantes et très – trop – longues (plus de 7 jours), aussi appelées ménorragies : c'est le symptôme le plus fréquent, observé dans 50 % des cas.
  • Des douleurs durant le cycle menstruel (dysménorrhée).
  • Des pertes de sang en dehors de la période des règles (métrorragies).
  • Des douleurs pelviennes.

Dans 30 % des cas, l'adénomyose est asymptomatique.

Comment l'adénomyose est-elle diagnostiquée ?

Beaucoup de femmes découvrent qu'elles sont atteintes d'adénomyose au moment où elles décident de tomber enceintes 🤰. Lors du bilan de procréation médicalement assistée (PMA), le médecin effectue une échographie qui met en évidence un utérus dont la forme n'est plus vraiment triangulaire ou un myomètre épaissit. L'échographie permet notamment d'évaluer l'épaisseur de la zone de jonction entre l'endomètre et le myomètre. Si elle est trop épaisse, il y a peu de chances que l'embryon s'y sente à l'aise pour s'y implanter. Cette pathologie augmente le risque de fausses couches.

Quel traitement pour l'adénomyose ?

Souhaitez-vous avoir un enfant ? En cas de désir de grossesse, le traitement aura pour objectif de diminuer les symptômes associés et de limiter l'épaississement des tissus de l'endomètre.

  • La mise en place d'un dispositif intra-utérin (DIU) hormonal de type Miréna : il délivre de la progestérone en continu, ce qui permet d'atrophier l'endomètre.
  • La prescription de médicaments anti-hémorragies.
  • L'embolisation des artères utérines : des petites billes de gel sont introduites dans les artères utérines afin de diminuer l'intensité des pertes de sang.
  • La GnRH et l'add back therapy : ces deux traitements couplés mettent les cellules de l'endomètre au repos, limitant l'épaississement de la zone de jonction entre l'endomètre et le myomètre. Ils augmentent ainsi les chances de grossesse dans un intervalle de 3 à 6 mois. Mais ce n'est pas tout ! Ces traitements agissent également sur les symptômes associés, douleurs et pertes de sang. Un vrai plus 🙂 !

Si vous ne désirez plus avoir d'enfant, il existe un traitement radical : l'hystérectomie. Ce nom assez barbare désigne une ablation de l'utérus. Cette opération n'est effectuée que lorsque l'adénomyose entraîne des douleurs et des saignements très importants. Une alternative consiste à détruire l'endomètre (endométrectomie).

En attendant de bénéficier d'un traitement, vous pouvez apaiser les douleurs grâce à une bouillotte sèche. Pour absorber les pertes de sang en dehors des règles sans devoir porter de serviette hygiénique au quotidien, il existe une solution : la culotte menstruelle.