Avoir ses règles dans les différents pays du monde

Dans la plupart des pays développés, avoir ses règles pourrait se résumer à une douleur au bas-ventre, un petit tour à la pharmacie pour s’acheter du paracétamol et un bon stock de protections hygiéniques ou de culottes menstruelles pour tenir la semaine. Mais pour beaucoup de femmes à travers le monde, la période des menstruations est une véritable épreuve. Car au-delà de la douleur, variable selon les cas, s’ajoute bien souvent la honte et parfois même l’exclusion. Pourquoi, en 2021, subsiste-t-il autant de différences face à ce phénomène physiologique ?

 

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Des croyances bien différentes selon les pays

 

Elles ont beau être un processus normal et naturel, les règles restent un sujet sensible. Alors que, dans de rares tribus, les femmes revêtent un caractère sacré dès lors qu’elles entrent dans leur période menstruelle, la plupart des pays font des menstruations un objet de honte. Le sang est souvent perçu comme sale et impur. Il fait aussi l’objet de croyances et de mythes moyenâgeux bien ancrés malgré l’évolution de la science.


Il est fréquent – voire d’usage – d’entendre dire « J’ai mes ragnagnas », « Je suis indisposée », « Les Anglais ont débarqué » ou « J’ai mes coquelicots » au lieu de simplement dire « J’ai mes règles ». Mais dans les pays où la superstition prévaut à l’éducation, les menstruations sont alors vécues comme une véritable disgrâce, au point que les femmes se voient exclues de la vie sociale jusqu’à la fin de leur cycle… 


Cet ostracisme ne date pas d’hier… Déjà, l’écrivain romain Pline l’Ancien, né en 23 après J.-C., déclarait que rien n’était plus monstrueux que le sang : « Une femme qui a ses règles fait aigrir le vin doux par son approche, en les touchant frappe de stérilité les céréales, de mort les greffes, brûle les plants des jardins ; les fruits de l’arbre contre lequel elle s’est assise tombent ; son regard ternit le poli des miroirs, attaque l’acier et l’éclat de l’ivoire ; les abeilles meurent dans leurs ruches ; la rouille s’empare aussitôt de l’airain et du fer, et une odeur fétide s’en exhale ; les chiens qui goûtent de ce sang deviennent enragés, et leur morsure inocule un poison que rien ne peut guérir. »


Nous aurions été ravies de lui répondre que si sa propre mère n’avait jamais eu ses règles, il eût été peu probable qu’il puisse un jour tenir ces propos-là…


via GIPHY

 


Des croyances qui ont la vie dure !


Mettre une protection hygiénique pour aller à l’école ou au travail, se détendre dans sa chambre pour supporter un peu mieux la douleur… cela peut sembler tout bonnement normal. Pourtant, la liste des contraintes liées aux menstruations est à peu près aussi longue que le chemin restant à parcourir pour une banalisation des règles !


  • Au Népal, la tradition Chaupadi était appliquée jusqu’en 2005. Au moment de leurs règles, les femmes devaient rester cloîtrées chez elle pendant une semaine. Bien qu’abolie, cette tradition est toujours perpétuée en milieu rural.
  • En Afrique, dans différents pays comme le Ghana ou en Sierra Leone, les filles sont obligées de manquer l’école le temps de leurs menstruations par manque d’accès aux protections périodiques.
  • En Bolivie, il est interdit de jeter ses protections hygiéniques à la poubelle, car cela pourrait transmettre des maladies graves.
  • En Afghanistan, prendre une douche pendant ses règles rendrait stérile.
  • En Inde, interdiction de cuisiner sous peine de rendre la nourriture impropre à la consommation…

Une liste non exhaustive qui pourrait dater du fin fond des siècles passés !

Les choses bougent !


Certains pays précurseurs montrent l’exemple ! Depuis une dizaine d’années, le Japon, l’Inde, la Corée du Sud, l’Indonésie et la Zambie ont instauré un congé menstruel, permettant aux femmes de bénéficier de jours de congé en période de règles douloureuses. 


La fameuse Taxe Tampon a, quant à elle, du souci à se faire : depuis 2018, l’Australie, l’Inde et l’Afrique du Sud ne taxent plus leurs produits d’hygiène féminine. L’Écosse devient, quant à elle, le premier pays à offrir un accès gratuit aux protections périodiques depuis novembre dernier. En France, le congé menstruel fait toujours débat. Mais depuis le 23 février 2021, la mise à disposition gratuite de protections hygiéniques pour les étudiantes est en place ! On avance !

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Des croyances bien différentes selon les pays


Elles ont beau être un processus normal et naturel, les règles restent un sujet sensible. Alors que, dans de rares tribus, les femmes revêtent un caractère sacré dès lors qu’elles entrent dans leur période menstruelle, la plupart des pays font des menstruations un objet de honte. Le sang est souvent perçu comme sale et impur. Il fait aussi l’objet de croyances et de mythes moyenâgeux bien ancrés malgré l’évolution de la science.


Il est fréquent – voire d’usage – d’entendre dire « J’ai mes ragnagnas », « Je suis indisposée », « Les Anglais ont débarqué » ou « J’ai mes coquelicots » au lieu de simplement dire « J’ai mes règles ». Mais dans les pays où la superstition prévaut à l’éducation, les menstruations sont alors vécues comme une véritable disgrâce, au point que les femmes se voient exclues de la vie sociale jusqu’à la fin de leur cycle… 


Cet ostracisme ne date pas d’hier… Déjà, l’écrivain romain Pline l’Ancien, né en 23 après J.-C., déclarait que rien n’était plus monstrueux que le sang : « Une femme qui a ses règles fait aigrir le vin doux par son approche, en les touchant frappe de stérilité les céréales, de mort les greffes, brûle les plants des jardins ; les fruits de l’arbre contre lequel elle s’est assise tombent ; son regard ternit le poli des miroirs, attaque l’acier et l’éclat de l’ivoire ; les abeilles meurent dans leurs ruches ; la rouille s’empare aussitôt de l’airain et du fer, et une odeur fétide s’en exhale ; les chiens qui goûtent de ce sang deviennent enragés, et leur morsure inocule un poison que rien ne peut guérir. »


Nous aurions été ravies de lui répondre que si sa propre mère n’avait jamais eu ses règles, il eût été peu probable qu’il puisse un jour tenir ces propos-là…


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Des croyances qui ont la vie dure !


Mettre une protection hygiénique pour aller à l’école ou au travail, se détendre dans sa chambre pour supporter un peu mieux la douleur… cela peut sembler tout bonnement normal. Pourtant, la liste des contraintes liées aux menstruations est à peu près aussi longue que le chemin restant à parcourir pour une banalisation des règles !


  • Au Népal, la tradition Chaupadi était appliquée jusqu’en 2005. Au moment de leurs règles, les femmes devaient rester cloîtrées chez elle pendant une semaine. Bien qu’abolie, cette tradition est toujours perpétuée en milieu rural.
  • En Afrique, dans différents pays comme le Ghana ou en Sierra Leone, les filles sont obligées de manquer l’école le temps de leurs menstruations par manque d’accès aux protections périodiques.
  • En Bolivie, il est interdit de jeter ses protections hygiéniques à la poubelle, car cela pourrait transmettre des maladies graves.
  • En Afghanistan, prendre une douche pendant ses règles rendrait stérile.
  • En Inde, interdiction de cuisiner sous peine de rendre la nourriture impropre à la consommation…

Une liste non exhaustive qui pourrait dater du fin fond des siècles passés !

Les choses bougent !


Certains pays précurseurs montrent l’exemple ! Depuis une dizaine d’années, le Japon, l’Inde, la Corée du Sud, l’Indonésie et la Zambie ont instauré un congé menstruel, permettant aux femmes de bénéficier de jours de congé en période de règles douloureuses. 


La fameuse Taxe Tampon a, quant à elle, du souci à se faire : depuis 2018, l’Australie, l’Inde et l’Afrique du Sud ne taxent plus leurs produits d’hygiène féminine. L’Écosse devient, quant à elle, le premier pays à offrir un accès gratuit aux protections périodiques depuis novembre dernier. En France, le congé menstruel fait toujours débat. Mais depuis le 23 février 2021, la mise à disposition gratuite de protections hygiéniques pour les étudiantes est en place ! On avance !