Composition d’un tampon : zoom

En tant que personne menstruée, vous n’êtes certainement pas passée à côté de la polémique qui dure depuis des années, au sujet de la composition des tampons. En France, c’est 60 millions de consommateurs qui a pointé du doigt pour la première fois la présence de substances toxiques dans ces protections périodiques, par ailleurs utilisées par des millions de personnes dans le monde ! Mais alors, quelle est la composition d’un tampon ? Faut-il se méfier de ces produits et privilégier les culottes menstruelles ? Blooming répond à vos questions.



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La composition des tampons est décriée depuis 2015


C’est vrai, la polémique ne date pas d’hier ! La première fois que la véritable composition du tampon a été dévoilée, c’est en 2015. À cette époque, des chercheurs de l’université de La Plata, en Argentine, ont prouvé la présence d’importantes quantités de substances toxiques dangereuses pour la santé dans le coton et la gaze qui composent ces protections menstruelles 😠.


Suite à cette triste découverte, l’équipe de 60 millions de consommateurs s’est penchée sur la question et a réalisé des études sur la composition du tampon. La conclusion est identique : on retrouve des substances potentiellement nocives dans les tampons, mais aussi dans les serviettes, les principales protections périodiques utilisées par les personnes menstruées dans le monde !


Mais alors, comment expliquer que la composition du tampon n’ait été dévoilée qu’en 2015 ? La réponse est simple : les fabricants de ces protections menstruelles ne sont pas dans l’obligation d’indiquer clairement les substances qui composent leurs produits, comme doivent le faire les entreprises de l’agroalimentaire par exemple.


En 2021, il est toujours impossible de connaître la composition exacte d’un tampon


Malgré la découverte de produits chimiques dans la composition du tampon, ainsi que le désir de plus de transparences de la part des consommateurs.rices, il n’existe pas encore de réglementation obligeant les fabricants de protections menstruelles à indiquer les composants de leurs produits sur l’emballage. Ceux-ci peuvent donc continuer à empoisonner les personnes menstruées, en toute légalité ! 😡


Bien sûr, pour redorer leur image à la suite des analyses dévoilées par les chercheurs argentins et 60 millions de consommateurs, les marques de tampons et serviettes (que nous ne citerons pas, pour ne pas leur faire de publicité) se sont lancées dans de grandes campagnes de greenwashing. L’objectif : nous faire croire que la composition du tampon et de la serviette avait changé. Malheureusement, comme le démontre une étude de l’Agence de sécurité sanitaire (ANSES), ce n’est pas le cas. En effet, en 2018, l’ANSES a retrouvé des traces de substances chimiques nocives dans les protections périodiques.  Suite à cette étude, elle demande même aux fabricants d’exclure de leurs produits les composés cancérigènes, ainsi que les perturbateurs endocriniens.


En 2019, 60 millions de consommateurs renouvelle l’expérience et, là encore, la composition est toujours aussi douteuse. Mais alors, quels sont ces fameux produits qui nous empoisonnent ? Quels sont leurs effets sur notre santé ? Blooming vous explique tout.


Que contiennent réellement les tampons standards que l’on retrouve dans le commerce ?


Du glyphosate


Vous avez certainement déjà entendu parler du glyphosate, le célèbre herbicide de Monsanto. Eh bien, vous ne rêvez pas : ce produit phytosanitaire hautement polluant, reconnu comme dangereux par l’Organisation mondiale de la santé, se retrouve bel et bien dans la composition du tampon🤬. D’ailleurs l’OMS et le Centre international de recherche sur le cancer ont classé cet herbicide comme « cancérigène probable ». Cela signifie que les chercheurs et les spécialistes estiment, selon un degré de certitude élevé, que le glyphosate peut engendrer des cancers.


Vous en voulez encore ? Eh bien, sachez que d’autres produits phytosanitaires ont été retrouvés dans la composition du tampon : des insecticides notamment, qui sont en réalité des perturbateurs endocriniens. Mais attendez, ce n’est pas fini !


Du chlore


Les fibres de cellulose ou de coton utilisées dans la conception des tampons subissent un traitement de blanchiment, afin de rendre la protection plus esthétique. Pour ce faire, les fabricants utilisent du chlore. Il s’agit d’un produit irritant et dangereux pour l’environnement, car il entraîne la destruction de la couche d’ozone. En revanche, les potentiels effets du chlore sur la santé humaine n’ont pas été démontrés à l’heure actuelle.


Les dioxines


Voici très certainement les substances les plus problématiques de la composition du tampon. En effet, les dioxines sont connues pour être des perturbateurs endocriniens qui impactent la fonction reproductive et hormonale. Mais attendez, ce n’est pas fini ! En effet, les dioxines sont également cancérigènes, lorsque le taux d’exposition dépasse un certain seuil.


Vers quelle protection périodique se tourner, pour éviter d’être exposé aux substances nocives ?


Après toutes ces informations, vous êtes certainement à la recherche d’une protection périodique saine et sans danger pour votre santé. Eh bien, sachez que les culottes de règles Blooming sont certifiées OEKO-TEX et garanties sans produit nocif. En outre, les  fabricants de tampons et serviettes d’origine biologique font preuve de transparence et indiquent la composition exacte de leurs protections. À vous de choisir la solution qui vous semble la plus appropriée !