Flore vaginale : Quel est son rôle? Comment la protéger ?

La flore vaginale se situe au cœur de notre vagin, où elle œuvre pour en préserver l’équilibre. Son rôle ? Elle en garantit le bon fonctionnement et conserve à distance les infections en tous genres. Aussi nécessaire que fragile, notre flore vaginale mérite d’être bichonnée pour pouvoir pleinement remplir son rôle. 

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La flore vaginale : qui est-elle vraiment ?

La flore vaginale est un ensemble de micro-organismes (85 % de lactobacilles) dont le rôle est de protéger le vagin. Ces micro-organismes, qui acidifient le milieu et sont un anti-infectieux naturels, sont des « bonnes » bactéries, qui s’équilibrent avec les « mauvaises » bactéries dites pathogènes.

Cette harmonie est la garante de notre confort intime. Elle est très délicate, et divers facteurs peuvent venir la perturber : les bactéries pathogènes prennent alors le dessus, et des symptômes plus ou moins gênants peuvent survenir, tels des démangeaisons, des irritations, des pertes anormales. Sans parler des infections tant bactériennes (vaginite, cystite) que mycosyques (mycoses) 😒! 

Qui sont les ennemis de notre flore vaginale ?

Fragile et délicate, notre flore vaginale peut se retrouver déséquilibrée par des facteurs extérieurs : 

      • On ne le sait que trop, nous les femmes sommes plus ou moins soumises aux caprices de nos hormones. Résultat ? Au cours de nos cycles menstruels, et de notre vie (puberté, grossesse, ménopause), les variations hormonales peuvent déséquilibrer notre flore et le pH vaginal.
      • L’absorption de certains médicaments, comme un traitement antibiotique ou antifongique, peuvent altérer l’équilibre de notre flore vaginale. Il en va de même pour certaines pilules, antiacnéiques et antidépresseurs… ainsi que le tabac et l’alcool.
        Notre flore vaginale peut ponctuellement se trouver troublée par l’oubli d’un tampon, l’application de spermicide ou de lubrifiant, ou le sperme.
        • Le stress : quand on est stressée, on est troublée de partout, sens dessus dessous, et cela peut influer sur l’équilibre de notre flore vaginale.

        L’importance d’une bonne hygiène intime

        La bonne santé de notre flore vaginale va dépendre en grande partie de la façon dont nous effectuons notre toilette intime. Voici quelques conseils en la matière :

        • Pas assez, c’est trop peu, mais point de zèle non plus 😜 ! Bien évidemment, il faut se laver les parties intimes de façon quotidienne, sous peine d’accumulation de germes pas gentils du tout. Mais il ne faut pas non plus en faire trop, car alors, cela tuerait les bons germes : deux fois par jour pour celles que cela réconforte (pertes, odeurs) est un maximum.
        • Il est important d’effectuer sa toilette intime avec un produit adapté, hypoallergénique et doté d’un pH neutre, et surtout pas avec un gel douche parfumé, dont le pH est élevé et qui contient souvent de l’alcool, ce qui irrite et assèche.
        • La toilette intime ne doit concerner que l’extérieur du vagin. Les douches vaginales sont en effet à bannir, car cela déséquilibrerait la production de sécrétions vaginales. Or celles-ci sont très importantes car, autonettoyantes, elles sont les garantes du maintien propre et sain de cette zone.

        Comment agir pour préserver notre flore vaginale ?

        Au-delà de l’évidence d’une toilette intime adaptée, la délicatesse de notre flore vaginale nécessite quelques précautions afin de la protéger. Mieux vaut prévenir que guérir, autrement dit il est plus conseillé d’adopter un mode de vie qui préserve notre flore vaginale plutôt que de se retrouver à soigner des infections en tous genres. Ainsi nous vous conseillons :

        • Après un rapport sexuel, pensez à aller aux toilettes ! Un réflexe facile à adopter et qui évite bien des désagréments !
        • Aux toilettes : lorsque vous avez terminé votre petite affaire, veillez à vous essuyer d’avant en arrière. Cela permettra de ne pas amener des bactéries étrangères au mauvais endroit, qui pourraient provoquer une infection urinaire.
        • Évitez de porter des vêtements trop serrés : en effet, le frottement au niveau des muqueuses et des poils, et la transpiration éventuellement indue, peut facilement entraîner l’apparition d’infections (mycoses), et ce d’autant plus que les matières utilisées sont synthétiques - privilégiez les fibres naturelles.
        • Pendant les règles, quel que soit le moyen de protection que vous aurez choisi, il est préférable durant la nuit d’utiliser une protection externe pour éviter la stagnation. Il est avéré que les protections externes lavables sont plus respirantes, donc plus préconisées, car la vulve et l’humidité sont loin d’être les meilleures copines du monde 😬! Vous pouvez par exemple opter pour une culotte menstruelle en coton.
        • Si vous souffrez de démangeaisons, ou d’irritations, vous pouvez en cas de doute quant au bon équilibre de votre flore vaginale vous rendre dans un laboratoire où vous pourrez procéder à un test (le test de Nugent : analyse au microscope de l’écoulement vaginal) qui diagnostiquera éventuellement une vaginose bactérienne.

        En cas d’infection, vous pouvez vous faire prescrire des probiotioques. Ceux-ci se prennent par voie orale ou locale. Ils peuvent, selon la fragilité de la flore de chaque femme, se prendre aussi à titre préventif.

        Se trouver en phase avec son intimité est primordial. Chacune de nous doit apprendre à se connaître afin d’ajuster ces conseils en fonction de ses pratiques quotidiennes et de la fragilité de sa propre flore vaginale.