Ménopause : définition, symptômes, traitements

La définition de la ménopause, c’est quand une femme n’a plus ses règles depuis un an révolu. C’est un grand bouleversement dans sa vie ! La raison ? La « machine à bébés » s’est arrêtée, les ovaires ne libèrent plus d’œufs, les cycles cessent. Si l’âge moyen de la ménopause se situe autour de 50 ans, certaines femmes peuvent se voir ménopausées à 40 ans, voire même avant (on parle alors de ménopause précoce), ou carrément à 60 ans ! La ménopause s’accompagne de divers symptômes pas toujours très agréables. 🙄, tels que des bouffées de chaleur, des sueurs nocturnes, une sécheresse vaginale entraînant des douleurs lors des rapports sexuels, une incontinence, une certaine irritabilité… 

Blooming vous propose dans cet article de plonger dans les rouages de la ménopause.

Bien comprendre le mécanisme de la ménopause

La ménopause fait partie du processus du vieillissement… Il faut s’y faire ! 😅 Il s’agit de l’arrêt des règles, qui marque la fin de la période féconde. La ménopause est « avérée » lorsque les règles ne surviennent plus depuis une année entière. En effet, au cours de la vie d’une femme, l’absence de règles momentanée peut être causée par d’autres facteurs.

Au moment de la ménopause, le rythme des cycles menstruels s’interrompt car l’organisme cesse de libérer des œufs. En effet, le temps passant, le taux d’œstrogènes et de progestérone diminue significativement, ce qui entraîne la cessation du processus d’ovulation.

Cet arrêt définitif des règles signe l’aboutissement d’un processus qui dure environ cinq ans : la préménopause. Durant cette période, le corps amorce la ménopause. Si en début de préménopause, on peut constater en premier lieu un raccourcissement des cycles, viennent ensuite une baisse progressive de la production d’hormones et des règles de plus en plus espacées.

La ménopause survient aux alentours de la cinquantaine. Il existe toutefois les cas de ménopause précoce (avant 40 ans), ou au contraire tardive (après 55 ans).

  • La ménopause précoce – ou ménopause prématurée - est provoquée par l’épuisement prématuré du stock d’ovules. Elle est due à des interventions médicales (ablation des ovaires ou de l’utérus), des affections auto-immunes, des facteurs endocriniens ou encore un traitement contre le cancer. Les fumeuses sont aussi plus enclines à « subir » une ménopause précoce.
  • La ménopause tardive est le plus souvent héréditaire. Les femmes obèses présentent également un terrain plus propice à la survenue d’une ménopause tardive.

Les symptômes de la ménopause

Avec l’arrivée de la ménopause surviennent certains désagréments, tant physiques que psychologiques. Autant de signes annonciateurs qu’il est conseillé d’écouter afin d’être en mesure de les soulager au mieux 💪.

  • Bouffées de chaleur
  • Sueurs nocturnes
  • Incontinence
  • Cystites
  • Baisse du contrôle vésical, avec pour conséquence des courbatures
  • Sécheresse vaginale entraînant une douleur plus ou moins intense pendant les rapports sexuels Des démangeaisons à ce niveau peuvent également se faire ressentir
  • Troubles du sommeil
  • Maux de tête
  • Étourdissements
  • Cœur qui s’emballe
  • Vieillissement accéléré de la peau
  • Modification de la voix
  • Perte de mémoire
  • Prise de poids, essentiellement sur le ventre
  • Variations d’humeur : victime des caprices de ses hormones, la femme qui entre dans la ménopause peut ressentir une irritabilité inhabituelle, de la fatigue, de la nervosité.

Précisons que ces symptômes peuvent persister une fois la ménopause avérée 😐.

Existe-t-il des traitements contre les effets de la ménopause ?

Nous l’avons vu, les symptômes de la ménopause sont nombreux. Chaque femme réagit différemment à cette période-clé de sa vie. Ainsi, il est recommandé de faire établir par un médecin, selon son profil et son passif médical, un examen physique et des analyses de sang pour évaluer ses taux d’hormones. Voici des pistes pour soigner les principaux symptômes, ou du moins en atténuer les effets.

  • L’hormonothérapie est recommandée pour soigner les bouffées de chaleur. Il s’agit d’un cocktail d’œstrogènes et de progestatifs (sans ces derniers, les risques de contracter un cancer de l’endomètre sont élevés, sauf dans le cas où la femme n’a plus son utérus). Cependant il y a un risque, minime mais existant, de développer un cancer du sein si l’on prend des œstrogènes pendant plus de cinq ans. L’hormonothérapie n’est accessible que sur ordonnance. Dans la continuité des médicaments pour soigner ce symptôme majeur de la ménopause, il y a aussi les antihypertenseurs centraux.
  • La phytothérapie, avec notamment l’actée à grappes noires, la sauge ou le houblon contre les bouffées de chaleur, l’alchémille contre les règles irrégulières, le gattilier contre les règles irrégulières et les douleurs mammaires, ou encore le mélilot ou la vigne rouge pour soulager les jambes lourdes.   
  • L’homéopathie, avec la belladona, très efficace contre les bouffées de chaleur, et la FSH pour compenser les modifications hormonales.
  • Adaptez votre mode de vie, par exemple en consommant des aliments froids - et pas d’épices ! -, en veillant à avoir suffisamment d’apport en calcium et vitamine D, en dormant dans une atmosphère fraîche et sombre, en ayant une activité physique régulière, en portant plusieurs épaisseurs de vêtements (afin de pouvoir en enlever facilement) en matière naturelle, en contrôlant votre poids, en ne fumant pas et en buvant le moins possible…
  • Jetez-vous dans la découverte des thérapies alternatives, relaxation, acupuncture, méditation, hypnose.
  • Pour ce qui est de la sécheresse vaginale, l’introduction d’œstrogènes directement dans le vagin est efficace, de même que le gel polycarbophile ou la vitamine E en crème.
  • Soignez l’acte amoureux : un vagin non lubrifié (à cause de la sécheresse) rendant l’échange sexuel compliqué, ne lésinez pas sur les préliminaires, faites l’amour le plus souvent possible, et soyez généreuse en activité masturbatoire !
  • Si votre vessie fait des siennes, apprenez des exercices de renforcement adaptés et découvrez les pessaires vaginaux.
  • Parfois c'est dans la tête que ça se passe... En effet, de même que le syndrome prémenstruel, la ménopause peut être source de montagnes russes émotionnelles. Il sera alors recommandé de consulter un thérapeute, voire, si ce dernier l’estime nécessaire, de se faire prescrire des antidépresseurs.

Au-delà de ces traitements visant à atténuer les effets des symptômes de la ménopause, il est à noter qu’à cette période de la vie, une femme va être plus encline à souffrir d’ostéoporose (amincissement des os, qui rend ces derniers beaucoup plus fragiles), et va voir augmenter les risques cardiovasculaires. Il est donc absolument nécessaire d’être précautionneusement suivie par un médecin.

Vieillir n’est pas tabou. La ménopause n’est pas tabou. Il faut simplement savoir l’accueillir pour vivre avec elle aussi harmonieusement que sereinement, et ainsi profiter comme il se doit de la magie de l’âge mûr… 😊