Quels sont les symptômes de l’ovulation ?

L’ovulation est une étape-clé du cycle menstruel. Elle correspond au moment où un ovaire libère un ovocyte mature. Absorbé par la trompe de Fallope, celui-ci contient un ovule qui pourra, ou non, être fécondé. S’il l’est, une grossesse peut commencer. S’il ne l’est pas, il se dissout, ce qui provoque le détachement puis l’écoulement de la couche superficielle de la paroi utérine gorgée de sang. Si une femme connaît bien son corps et l’écoute, elle peut reconnaître le moment où elle ovule, car divers symptômes surviennent. Quels sont-ils ? 🤓 Une femme peut aussi anticiper ce moment, notamment si elle envisage de tomber enceinte, ou carrément lui donner un coup de pouce, quand la machine n’est pas aussi bien huilée qu’on le voudrait. Comment ? Dans quels cas de figure cela survient-il ? Blooming, le spécialiste de la culotte menstruelle vous répond.

Symptômes de l’ovulation : que dit mon corps ?

Tout d’abord, il est bon de savoir que si une femme a des cycles réguliers, et quelle que soit la durée de ceux-ci (communément, de 28 à 35 jours), elle peut savoir à quel moment elle va ovuler. En effet l’ovulation se produit environ 14 jours avant la survenue des prochaines règles. Cela donne un repère.

L’ovulation survient quand la hausse du niveau d’œstrogène de votre corps permet la sécrétion de la lutéine. Celle-ci est le signe que les ovaires peuvent expulser un ovule. L’ovulation s’accompagne de divers symptômes, corporels essentiellement, mais également psychologiques. Ces symptômes surviennent avant l’ovulation et persistent pendant cette dernière… plus ou moins 😳 ! Car les symptômes de l’ovulation varient d’une femme à l’autre : certaines ne ressentent presque rien, quand d’autres souffrent. Alors quels sont les signes physiques et non-physiques qui constituent des symptômes de l’ovulation ? 

  • Gêne au niveau de l’abdomen : douleur dans le bas-ventre, ballonnements, crampes abdominales 🤒
  • Sensation de tension voire de gonflement des seins.
  • Température : elle se trouve très légèrement élevée au réveil. Généralement on ne s’en rend pas compte, sauf si on la guette en vue de tomber enceinte (nous y reviendrons).
  • Pertes vaginales : production d’une glaire transparente un peu gluante (miam) et inodore, appelée glaire cervicale. Cette glaire peut, bien que très rarement, s’accompagner d’infimes gouttes de sang. Ces pertes sont épaisses environ une semaine avant l’ovulation, puis sont de plus en plus fluides jusqu’au jour J, avant de disparaître le lendemain. Attention, cette glaire ne doit pas être confondue avec les pertes blanches (d’ailleurs elle n’est pas blanche).
  • Augmentation de la libido, et d’une façon générale, moral au beau fixe 😊

    Un bébé en vue ? Prévoir la date de fécondation

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    On ne peut pas tomber enceinte à n’importe quel moment, juste parce qu’on l’a décidé ! La fécondation ne peut en effet survenir qu’à un moment précis du cycle : l’ovulation. L’ovule fécondable libéré à ce moment-là et niché dans les trompes de l’utérus vit 24 à 36 heures. Ajoutons à l’équation le fait que les spermatozoïdes, après l’acte sexuel, demeurent vaillants cinq jours dans le corps de la femme. Résultat, la fenêtre de tir est mince : la période de fertilité optimale se situe entre trois jours avant l’ovulation et un jour après. Alors, autant mettre toutes les chances de son côté en prévoyant précisément ce moment. Mode d’emploi : 

  • Surveillez la glaire cervicale. Quand elle apparaît, c’est que l’ovulation se prépare, et que dans quelques jours, lorsqu’elle sera devenue translucide, ce sera le bon moment !
  • Prenez votre température de façon rigoureuse tous les matins, à la même heure. Il sera alors aisé de constater le jour où celle-ci sera légèrement plus élevée que les jours précédents. C’est le jour J ! Conseil : faites votre courbe de température pendant plusieurs cycles avant de tenter d’avoir un enfant, ça vous aidera à mieux comprendre votre corps.
  • Vous pouvez aussi vérifier votre pouls au repos : celui-ci augmente d’à peu près deux battements par minute quelques jours avant l’ovulation.
  • Palpez votre col de l’utérus. Ce n’est pas forcément évident, car c’est très subtil. Mais si vous connaissez bien votre corps, vous pouvez en vous mettant accroupie et en insérant deux doigts dans votre vagin constater que votre col est haut, droit et ouvert : vous êtes alors bel et bien en phase d’ovulation.
  • Enflement d’un ganglion lymphatique inguinal. Les ganglions lymphatiques inguinaux se situent de part et d’autre de votre bassin. Au moment de l’ovulation, du côté de l’ovaire qui libère un ovule, vous pouvez constater un renflement d’un de ces ganglions.
  • Il est possible de s’aider d’un test d’ovulation. Il s’achète en pharmacie et permet une détection hormonale à partir de l’urine.
  • Astuce : pour les femmes qui n’utilisent aucun moyen de contraception, ces indices peuvent servir à justement ne pas tomber enceinte et se montrer plus prudentes lors des rapports sexuels à cette période-là 😜.

    En cas de difficulté à tomber enceinte, votre gynécologue pourra au moyen de l’analyse de vos cycles vous aider à favoriser une grossesse, notamment en procédant à diverses analyses (échographie, prise de sang) et en vous prescrivant des médicaments qui « boostent » l’ovulation.

    Grossesse : comment savoir si l’on est enceinte ?

    Vous désirez tomber enceinte et avez mis toutes les chances de votre côté en procédant à des rapports sexuels au moment « pile » de l’ovulation (un peu avant et un peu après aussi !). Mais comment savoir si cela a fonctionné ? Vous pouvez certes attendre la date présumée de vos règles, croiser les doigts très fort, espérer qu’elles ne surviennent pas et, si c’est le cas, procéder à un test. Mais votre corps, si vous l’écoutez, peut vous envoyer des signaux ! Quels sont-ils ?

    • Nausées
    • Fatigue inhabituelle
    • Gonflement des seins

    Anovulation : Pourquoi je n’ovule pas ?

    Il peut arriver de ne pas ovuler. Cela s’appelle l’anovulation. Dans quels cas cela se produit-il ?

  • Puberté et ménopause, quand les fonctions reproductrices du corps de la femme se mettent en route ou au contraire lorsqu’elles commencent à ralentir pour ensuite disparaître.
  • La prise d’un contraceptif hormonal bloque l’ovulation. Les règles qui apparaissent alors ne sont pas le signe de la mort de l’ovule, mais simplement ce que l’on nomme des « saignements de privation ».
  • Le stress, un bouleversement émotionnel, un amaigrissement rapide ou encore pratique intensive du sport peuvent avoir pour conséquence une irrégularité plus ou moins marquée des cycles, voire un arrêt de ceux-ci.
  • Syndrome des ovaires polykystiques, endométriose (qui provoque d’intenses douleurs lors de la survenue des règles) : souffrir de ces pathologies peut altérer l’ovulation ou carrément provoquer une anovulation. 
  • Certaines femmes ont des cycles plus espacés. D’autres ont des cycles irréguliers de façon ponctuels. D’une façon générale, en cas de cycles absents ou irréguliers, si vous ne ressentez pas de symptômes liés à l’ovulation, il est recommandé de consulter votre gynécologue.

     

    Désormais l’ovulation n’a plus de secrets pour vous 🤗 ! Bien en (re)connaître les symptômes de l’ovulation, et les anticiper vous permettra de mieux appréhender votre corps, que ce soit pour simplement accueillir avec indulgence, et sans panique, certaines variations, pour tomber enceinte, ou justement pas !