Vaginisme : Témoignage de guérison

10 mois.


C’est  le temps que j’ai mis avant de prendre conscience que je souffrais d’un trouble encore méconnu du monde médical : le vaginisme.


Le vaginisme, c’est quoi?


Comme son nom l’indique, le mot vaginisme fait référence au “vagin”. C’est un trouble sexuel qui se caractérise par la contraction involontaire des muscles du périnée (muscles qui entourent le vagin) rendant la pénétration douloureuse voire impossible. 


Malheureusement, certains professionnels de santé, par manque de connaissance, minimisent la souffrance des personnes atteintes de vaginisme.


Peut-être que vous avez déjà entendu ce genre de réflexions :


C’est dans la tête

“Il suffit de vous détendre”

“Vous êtes trop douillet.te”

Il suffit juste d’en avoir envie”


Le vaginisme, ce n’est pas “dans la tête”. C’est est un trouble réel qui affecte la vie de d’énormément de personnes. Et j’en ai fait partie. C’est la raison pour laquelle je souhaite apporter mon témoignage de guérison à travers cet article et transmettre un message d’espoir : Le vaginisme n’est pas une fatalité et on s’en sort.


Dans les prochaines lignes je vais vous parler des causes de mon vaginisme, de mon ressenti au quotidien et des solutions qui m’ont aidées à guérir.


Qu’est-ce qui a causé mon vaginisme?

Il y a plusieurs facteurs qui ont causé mon vaginisme :


  • des abus sexuels subis dans l’enfance
  • une méconnaissance totale de mon corps
  • une première fois extrêmement douloureuse

J’ai subi des abus sexuels à l’âge de 3 ans. Mes souvenirs sont très flous mais je me souviens avoir ressenti de vives douleurs à l’entrée de mon vagin. Pendant toute mon enfance et mon adolescence, j’avais enfoui ce traumatisme en moi. Mais il a fini par ressurgir des années plus tard, notamment au tout début de ma vie sexuelle. 


Ces abus ont eu un impact sur les rapports que j’entretenais avec mon sexe. Je ne m’étais jamais intéressée à mon sexe et je n’avais jamais pris le temps de l’observer ni de le toucher (sauf au moment de la toilette intime). Mon sexe, c’était cette partie du corps qui m’était totalement étrangère.


J’avais également une vision totalement erronée de mon vagin. Je l’imaginais comme un canal étroit par lequel seules les règles pouvaient passer. Pour moi, le vagin c’était ça : un minuscule orifice


Mon rapport à la sexualité a également été très affecté. Je percevais le sexe comme une pratique douloureuse et malsaine. Cette croyance a davantage été renforcée par les témoignages de personnes parlant de leur première fois. Certains parlaient de douleurs intenses, d’autres parlaient de sang.


Inutile de vous cacher que j’appréhendais énormément la première fois.

Lors de ma première j’étais crispée comme jamais. Au moment où mon partenaire (qui est aujourd’hui mon ex) a tenté d’insérer son pénis, j’ai ressenti une douleur insoutenable, sourde. Et depuis ce jour, les rapports sexuels qui ont suivis étaient à l’image du premier : douloureux.


Comment je me sentais au quotidien?

Dans mon quotidien, je ne me sentais pas “complète”. J’avais l’impression de ne pas être “comme les autres”. Certes, le vaginisme est un trouble qui affecte la vie sexuelle mais il a aussi affecté l’estime et l’image que j’avais de moi-même. Je me sentais incomprise et seule face à mon vaginisme. Je ne me sentais pas digne d’être aimée et désirée vu que j’étais “incapable de faire l’amour”. J’étais également convaincue que si je ne guérissais pas, “aucun homme ne voudrait rester avec moi”.


Comment suis-je parvenue à guérir?

Le vaginisme se guérit bien. Il existe des méthodes efficaces qui permettent d’en venir à bout. Le vaginisme étant un trouble à la fois psychologique et physique, je vous conseille fortement d’avoir une approche pluridisciplinaire : il est préférable de consulter à la fois des professionnels pour traiter l’aspect psychologique et des professionnels pour traiter l’aspect physique.


Les méthodes qui m’ont permis de guérir définitivement du vaginisme sont les suivantes :


  • une thérapie avec un psychologue : le psychologue est le premier professionnel à qui j’ai parlé de mes traumatismes. La thérapie m’a permis de mettre des mots sur ce que j’avais subi et d’accepter cet épisode douloureux de ma vie dans la bienveillance et l’écoute.

  • une séance d’hypnothérapie : J’étais également allée voir un hypnothérapeute pour gérer mon traumatisme. Je n’ai fait qu’une séance mais cette séance était très intense et m’a permis de ressentir pleinement les émotions liées à mon trauma (notamment une grande peur et une immense tristesse) et de les accepter pour mieux avancer.

  • des séances chez une sage-femme spécialisée dans la réeducation périnéale : C’est cette sage-femme qui avait posé le diagnostic de mon vaginisme. Elle était très douce et très à l’écoute. Grâce à elle j’ai pu prendre conscience de mon vagin et par des exercices qu’elle m’avait préconisé, j’ai pu, petit à petit, apprendre à détendre les muscles de mon vagin.

  • une méthode de guérison sur-mesure crée par une femme ayant elle-même souffert de vaginisme : en complément de toutes les méthodes que j’ai cité ci-dessus, j’ai pu guérir définitivement du vaginisme grâce à une méthode de guérison qui prend en charge à la fois le corps, l’esprit, l’âme et les émotions. Cette méthode, crée par une femme qui a elle-même souffert de vaginisme par le passé, est destinée aux personnes souffrant de vaginisme. Grâce à cette méthode j’ai pu :

  • bénéficier d’un accompagnement personnalisé tout le long de mon parcours de guérison
  • avoir un état d’esprit 100% positif tourné vers la guérison
  • apprendre à connaître mon corps et l’aimer
  • prendre conscience des blocages que j’avais et faire un travail d’introspection
  • effectuer des exercices pratiques
  • faire partie d’une communauté de personnes bienveillantes
  • Si vous souhaitez en savoir plus sur la méthode, sachez que cette méthode s’intitule Je guéris du vaginisme ®.


    J’espère que mon témoignage vous aidera à prendre conscience que vous n’êtes pas seul.e.s dans ce combat et que si j’ai pu guérir, vous le pouvez tout autant!


    Article rédigé par Monica du blog https://jeguerisduvaginisme.com/