Spéciale journée internationale des droits des femmes : Les règles une source d’inégalités

À l’occasion de la journée internationale des droits des femmes 2020, nous revenons sur les inégalités générées par le simple fait d’avoir ses règles, événement mensuel vécu par la moitié de la population mondiale.

Soucieuse de s’engager aux côtés des femmes pour plus d’égalité, Blooming  reversera 50 centimes par culotte menstruelle achetée, du 1er au 31 mars, à l’association Règles Élémentaires.

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3,9 milliards d’humains sur terre sont sujets aux règles 

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OU 7 ou 8 ans dans la vie d’une femme 


Subsistent pourtant d’importants tabous et stigmates autour de la menstruation. Manque d’information, infrastructures sanitaires inexistantes ou désuètes, produits périodiques et médicaments contre la douleur trop chers ou inaccessibles, etc., autant de problématiques qui impactent négativement la vie des femmes et des jeunes filles dans le monde entier.  


Alors que dans certains cas, elles sont déjà écartées d’activités quotidiennes, de la scolarité ou des rites religieux, leurs règles sont un motif supplémentaire d’exclusion, accentuant davantage les inégalités femmes hommes.

Les conséquences des difficultés d’accès à une hygiène menstruelle optimale sont nombreuses, autant sur le plan socio économique, sanitaire, scolaire, professionnel ou psychologique.


Répercussions socio-économiques

Parce que les dépenses en hygiène menstruelle sont estimées à près de 3 800€ dans la vie d’une femme  / OU / peuvent représenter jusqu’à 5% du budget d’une femme :

> 500 millions d’entre elles ne peuvent pas ou ont des difficultés à se payer des produits périodiques et vivent dans la précarité menstruelle, chaque mois dans le monde. Soit l'équivalent de la population européenne.

En France, 1,5 millions de françaises sont concernées.

Répercussions sur le niveau d’éducation

Parce que 31% des écoles dans le monde n’ont pas d’eau propre et nombre d’entres elles n’ont pas d’espaces permettant d’assurer l’hygiène menstruelle, et parce que l’accès aux protections périodiques et aux anti-douleurs est trop coûteux ou compliqué pour un grand nombre de jeunes filles, 100 millions d’entre elles ratent 1 semaine d’école par mois dans les pays en voie de développement.

Sur plusieurs continents, les règles sont pour elles l'un des premiers facteurs de déscolarisation, avec le mariage forcé.

 

 

> Dans les pays développés, 41% des filles manquent jusqu'à 5 jours de cours par mois quand elles ont leurs règles, risquant 145 jours de formation en moins que leurs camarades garçons .

 

 


Répercussions sur l’activité professionnelle

 

Parce qu’1 femme sur 3 n’a pas accès à des toilettes dans le monde et que les lieux de travail manquent globalement d’installations sanitaires adaptées à l’hygiène menstruelle, et parce que 5 à 15% de femmes ont des douleurs suffisamment sévères qui les obligent à modifier leurs  activités quotidiennes :


13,8 et 1,5 millions de journées de travail ont été manquées par les femmes respectivement aux Philippines et au Vietnam, correspondant à des pertes économiques chiffrées à 13 millions et 1,28 million de dollars américains par an


Un écart salarial de 14% entre les sexes serait dû au cycle menstruel, les employeurs ayant tendance à considérer que cette différence biologique perturbe la vie professionnelle des femmes et donc à moins les rémunérer que les hommes. 


Répercussions sanitaires

Parce que le tabou, le manque d’information et d’accès aux protections hygiéniques engendrent des comportements sanitairement dangereux (utilisation de matériaux ou de pratiques inappropriés) :


Cela augmenterait de 70 % les cas d’infections de l’appareil génital féminin.


Répercussions sur le bien-être physique et mental

Bien que vécues par près de la moitié de la population mondiale et ce périodiquement, les menstruations sont rarement évoquées dans l’espace public, ou, souvent avec une connotation sexiste. Quel que soit le pays, les femmes pâtissent de l'ignorance qui entoure les menstruations, synonymes de honte, de rejet ou d'impureté. 

Les croyances et idées fausses liées aux règles accentuent le stress, l’isolement social et le manque de confiance en soi vécus par les jeunes filles lors de l’adolescence, quand l’adolescence masculine est valorisée, associée à des concepts positifs de croissance, puissance et virilité, accentuant l’inégalité des genres.


À l’âge adulte, les tabous et préjugés intégrés par les deux sexes sont source de discriminations pour les femmes, les empêchant d’occuper pleinement leur place dans la société et d’être actrices du développement. 

 44 % des femmes françaises éprouvent toujours de la gêne lorsqu’elles ont leurs règles, et 43 % sont gênées lors de l’achat de produits d’hygiène féminine